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POURQUOI CONTINUER A APPROFONDIR LA DECENTRALISATION EN GUINEE ?

  Qui s’occupe de la gestion des ordures et de l’éclairage public ? Comment ces interventions sont-elles financées ? Combien ça coûte au contribuable ? Comment interviennent les communautés dans la fourniture des services publics ? Comment accompagne-t-on les autorités communales dans l’exercice de leurs compétences ? Comment rendre efficaces les interventions   citoyennes dans la gestion des communes? Quels rôles pour les Autorités administratives appuient la conduite des projets développement à la base? Quels recours pour les citoyens en cas de défaillance du service public ? Voilà autant de questions dont les réponses ne sont pas évidentes pour les praticiens et avertis du champ de la décentralisation et du développement local à plus forte raison le Guinéen lambda . Et pourtant de la façon dont chaque question est abordée et résolue, le citoyen est impacté dans sa vie au quotidien. L’une des conséquences de l’histoire contemporaine de la Guinée reste la forte centralisation de l’exe

FODEL, FNDL, FODECON : Des leviers importants pour le développement local en Guinée

Il y’a plus de trois décennies, la Guinée se lançait dans la décentralisation, processus politique, technique et administratif de transfert de compétences et de ressources de l’Etat central vers des collectivités locales gérées par des organes élus. Ce virage après 26 ans de centralisme politique est engagé à partir du discours programme du 22 décembre 1985, discours fondateur de la deuxième république, prononcé par le Colonel Lansana CONTE, chef de la junte militaire d'alors qui prit le pouvoir le 03 avril 1984. Le choix est désormais porté sur la décentralisation dans un cadre libéral pour promouvoir la démocratie et le développement à l’échelle locale. Que de chemin parcouru avec des acquis et ratés à l’image de tout processus politique appelant à des changements profonds tant dans conception que les pratiques en matière de conduite des politiques publiques. Au nombre des acquis de cette décentralisation, on peut noter, la création et l’opérationnalisation d’un cadre juridique e

« En Guinée, la décentralisation a buté sur sa forte politisation »

Les vertus de la décentralisation, Boubacar Sidighi Diallo n’en doute guère. D’autant qu’elle permet d’impliquer les populations à la base et de tenir compte des spécificités locales, dans la mise en route des politiques publiques. Toutefois, dans l’entretien qu’il nous a accordé, notre invité de la semaine prévient qu’aucune décentralisation n’a pour vocation de s’opposer à l’Etat. Au contraire, elle en est à la fois l’émanation et le reflet. Se prononçant par la même occasion sur le processus laborieux des élections communales en Guinée, il ne cache qu’un tel enlisement n’est pas de nature à favoriser le développement des collectivités locales. De fait, plus globalement, il pense que la décentralisation en Guinée, a souvent été victime de sa trop grande politisation.  1.     Vous avez travaillé dans un projet relevant d’une coopération décentralisée entre la France et le Sénégal. Vous en avez tiré l’ouvrage ‘ ’Coopération décentralisée Isère-Tambacounda-Kédougou, les leçons d’u

Chroniques d’un développement espéré 1 : Au-delà de la croissance économique

La croissance économique peut être définie comme une augmentation de la richesse produite dans un pays au cours d’une année. Elle est mesurée par un indicateur, le Produit Intérieur Brut (PIB). On entend souvent parler de croissance forte, molle, à deux (02) chiffres par les économistes, les politiques, les média... Aujourd’hui encore faire de la croissance économique   reste l’alpha et l’oméga de la politique économique dans nombre de pays. Les pouvoirs politiques ne jurent que par elle, interprétée comme le résultat de leurs capacités à enrichir le pays et ses populations. Conclusion, toujours produire plus pour résoudre les problèmes des populations. Et pourtant, cette relation supposée est loin d’être évidente tant les expériences dans plusieurs pays traduisent aussi l’incertitude où croissance coexiste avec pauvreté. Depuis longtemps, les interrogations sont légion sur la richesse d’une nation, sa production et sa répartition. Il est évident que croissance ne rime pas toujours

Attirer des IDE, au-delà de l’approche classique

Dans une économie mondialisée où la concurrence entre les Etats est devenue la règle, attirer des IDE pour valoriser son potentiel économique est devenu un enjeu majeur pour tout Etat. Ces investissements permettent avant tout   de créer et/ou de maintenir voire développer des activités économiques pour créer de la valeur ajoutée et assurer une redistribution de revenus via notamment la création d’emplois. Cette nécessité fait qu’aujourd’hui, pays développés et en développement rivalisent d’ardeur et d’ingéniosité pour séduire, attirer voire maintenir des IDE, facteur essentiel dans la mise en œuvre de leurs stratégie de croissance et de développement. Dans ce jeu, des pays comme la Guinée, pourvue en richesses naturelles, minières, halieutiques avec des besoins réels de valorisation attisent des convoitises mais l’Etat aussi déploie une stratégie de promotion pour attirer le maximum d’investisseurs dans des pans entiers de secteurs de l’économie nationale. Les mines, l’énergie, le

Conakry, Capitale Mondiale du livre en 2017 : la mobilisation ne fait que commencer

Depuis quelques mois, Conakry a été désigné par l’Unesco, capitale mondiale du livre en 2017. C’est le résultat d’un travail collectif mené par les professionnels du livre, les autorités nationales et locales, les partenaires des salons du livre de Conakry… C’est aussi le résultat d’un travail acharné des éditions de L’harmattan guinée à travers notamment l’organisation des 7é heures du livre de Conakry et la participation de la guinée à de multiples rendez-vous de promotion du livre et de la lecture et ce, depuis des années. Conakry, Capitale Mondiale du livre reste un beau projet, une étape importante pour faire de la capitale guinéenne, la place forte du livre en Afrique. Réussir ce pari passe forcément par la mobilisation des acteurs, des partenaires techniques et financiers et des citoyens pour permettre à notre ville de recevoir le monde entier durant une année. Chacune des contributions sera essentielle pour l’atteinte des objectifs fixés. Réussir ce pari passe aussi par l’